CORAI entre en action pour accompagner l’adaptation des littoraux aux changements globaux
Sous l’égide du CNRS, chercheurs, acteurs des territoires et partenaires socio-économiques du projet CORAI (Coastal resilience to global changes: multidimensional adaptation processes) se sont réunis les 9 et 10 septembre 2026 à l’IMREDD. Deux journées pour partager une vision commune, articuler les travaux à venir et poser les bases d’une recherche collective consacrée à l’adaptation et à la résilience des littoraux français, en métropole et à La Réunion, confrontés aux changements globaux, aux risques composites et à l’incertitude.
Érosion, submersion, anthropisation, évolution des usages, effets du changement climatique : les territoires littoraux sont confrontés à des pressions et transformations multiples qui nécessitent des approches systémiques et multidimensionnelles.
C’est précisément l’ambition du projet CORAI : proposer une approche de recherche intégrée pour produire de nouveaux éléments d’analyse et de compréhension, mais aussi accompagner concrètement les processus d’adaptation et de résilience des zones côtières françaises.
Pour y parvenir, CORAI réunit des équipes issues de plusieurs disciplines scientifiques et des partenaires socio-économiques directement impliqués dans les territoires. Les recherches associent sciences humaines et sociales, sciences de la Terre et de la mer et géomatique, avec une attention portée aux dimensions territoriales, sociales et environnementales de l’adaptation.
Mettre en mouvement un collectif national
Réunis à Nice, une vingtaine de participants sur place et une dizaine à distance ont pu confronter leurs approches, partager les attentes des territoires et préciser la manière dont les différentes composantes scientifiques et opérationnelles du projet vont collaborer et co-construire la connaissance.
Les responsables des différents Work Packages ont présenté leurs objectifs, leurs méthodes et leurs principales échéances. Une étape importante puisque les travaux de CORAI sont fortement interdépendants : les connaissances produites au sein de certains axes viendront progressivement alimenter les suivants.
Les échanges avec les partenaires socio-économiques ont également permis de replacer ces travaux dans les réalités rencontrées sur les différentes façades littorales étudiées.
Une feuille de route commune pour les prochaines années
Ce kick-off a également permis de partager et de valider le calendrier général du projet, ses premières échéances et son organisation collective.
Les échanges avec les représentants de l’ANR et du PEPR Risques ont permis de préciser le cadre de mise en œuvre de CORAI, tandis que plusieurs ateliers ont engagé le travail sur des sujets transversaux essentiels à la vie du projet : communication interne et externe, gestion des données de recherche, publications scientifiques et recrutements.
CORAI dispose ainsi désormais d’une feuille de route partagée pour faire avancer en synergie des équipes scientifiques, institutionnelles et territoriales réparties sur plusieurs régions françaises.
Une première étape pour un projet qui se poursuivra jusqu’en 2030 avec un même fil conducteur : mieux comprendre les transformations des littoraux pour construire des stratégies d’adaptation adaptées à leur complexité et à leur diversité.
Le consortium CORAI
Établissements et équipes scientifiques impliqués. CNRS (coordination), Géoazur, Géographie-cités, Université Côte d’Azur et IMREDD, Nantes Université, Université de La Réunion, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, Sorbonne Université, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Cerema, LPPL, CEARC, ENTROPIE et Espace-Dev.
Partenaires socio-économiques et acteurs des territoires. Le Havre Seine Métropole, Métropole Nice Côte d’Azur, Agence d’Urbanisme Azuréenne, Agence d’Urbanisme Le Havre Estuaire de la Seine (AURH), Association Internationale Villes et Ports (AIVP), DDTM des Alpes-Maritimes, DEAL de La Réunion, Observatoire du Littoral de La Réunion, Réseau d’Observation du Littoral de Normandie et des Hauts-de-France et Nommos Architecture et Urbanisme.
Ce projet bénéficie d’une aide de l’État gérée par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) au titre de France 2030 portant la référence « ANR-25-EXIR-0004.





