Projet financé par l’Academie 3 – Espace, Environnement,Risque et Résilience d’Université Côte d’Azur
Objectifs
Le projet Natural Disaster and Mental Health porte sur les vulnérabilités et résiliences des populations et des territoires impactés (vallée de La Roya et de La Vésubie) par la tempête Alex (octobre 2020, Alpes-Maritimes). Cette catastrophe multidimensionnelle a combiné des manifestations climatiques, hydrologiques, géologiques auxquelles s’ajoutent des dimensions humaines, matérielles, économiques, sociales et même politiques.
Catastrophe naturelle : vers un nouveau dynamisme territorial ?
Avec 70 communes des Alpes-Maritimes reconnues en état de catastrophe naturelle (Cat Nat au titre de crue torrentielle, inondation, coulée de boue et mouvement de terrain), avec des paysages dévastés, des dégâts matériels considérables et des populations meurtries, la catastrophe Alex pourrait-elle générer un nouveau dynamisme dans les vallées maralpines ?
Un consortium interdisciplinaire pour analyser la résilience socio-économique post-désastre
Le consortium interdisciplinaire réunit des chercheurs en géographie, économie, santé publique et géomatique afin de fournir des éléments de réponse à cette hypothèse de résilience socio-économique post désastre. Cette résilience à moyen terme, 5 ans après la tempête Alex, pourrait être favorisée par des actions de reconstruction socio-territoriale et la redynamisation économique et démographique des territoires valléens.
Cette recherche a été réalisée à deux échelles, celle des vallées de la Roya et de la Vésubie et celles des 12 communes sinistrées sur ces deux territoires. Elle combine analyses statistiques et spatiales des dynamiques de population de 2013 à 2021, du tissu économique de 2017 à 2023 (INSEE), analyses de documents et interviews d’élus pour identifier des facteurs explicatifs de ces dynamiques et des cibles de reconstruction, et analyses spatiales des actions de reconstruction territoriale via l’imagerie aérienne, l’IA et des enquêtes de terrain .
Résultats : dynamiques démographiques, résilience économique et reconstruction territoriale
La recherche révèle :
- Une décroissance brutale de la population l’année de la tempête liée à l’endommagement et la destruction de bâtiments ne permettant plus aux résidents d’y séjourner, aux dégâts sur les infrastructures routières ayant engendré des pertes d’accessibilité et à un possible traumatisme pouvant avoir produit une fuite des lieux ;
- Une forme de résilience économique marquée par deux trajectoires de résilience post catastrophe pour certaines communes ;
- Une diversité d’actions déployées pour favorises la reconstruction socio-territoriale des vallées avec une priorité donnée à la remise en état des infrastructures.
